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Name: Nathalie Gaul Kaïsu (NGK)
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Thursday, July 28, 2005

Eurydice et Orphée

Vous m'excuserez mon trés Cher, de n'avoir pas encore trouvé quelqu'un qui puisse de prés ou de loin vous égaler, mais il me faut me rendre à l'évidence que je n'en veux point d'autres, et que mon Oedipe est inquiet... Aurai-je enfin trouvé aussi grand Soleil que mon Père ? Illusion ou Réalité que m'importe, puisque mon Coeur Re-Aime Enfin ! Je te dois ô mon Coeur, cette Nouvelle Vie, où tout me semble enfin, autorisé, permis, possible ! Je suis Folle de Toi, Folle d'Amour et de Reconnaissance, je croyais que mon Coeur n'aimerait plus jamais, je croyais que jamais je n'aimerai encore, que ce dégoût et ce marasme, me retiendraient à tout jamais. Il fallait un Beau Coeur, il fallait un Grand Coeur, il fallait un Bon Coeur, pour me réveiller d'Outre-Tombe, me redonner Force et Courage, il fallait un Grand Coeur, un Esprit Fier, un Esprit Noble, pour pouvoir venir me chercher Enfermée de l'Autre Côté... Il ne reste plus rien de ces autres croisés, aimés, tout juste mon Orphée qui habite ce Coeur que je ressens Vivre à nouveau. Tu me manques bien trop...

Wednesday, July 27, 2005

Dharma

La vision et le souvenir de ces V dernières années parcourues, qui pour moi ne fûrent que Souffrance et Adaptation à mon nouveau Moi, l'impression d'avoir souffert vainement, d'avoir survécu tout au plus, me fait trés souvent regretter d'avoir survécu en pure perte. Quelle tristesse que ce constat ! Il me faudra encore bien des années pour pouvoir donner du sens à ma Mort. Si j'avais su avec exactitude ce que ces V années supplémentaires me réservaient, sans doute aurai-je préféré mourir pour de vrai. Je préfèrai la Vie avant. V années d'Outre-Tombe, passées à réapprendre... La Plénitude au fond de moi qui me permet de me satisfaire de mon existence et de ne pas m'apesantir sur les aléas dérisoires de ma si misérable corporéité, m'assure encore suffisamment de ses faveurs, de ses bienfaits, pour que je puisse encore aimer vivre ici-bas durablement. Mais tout est si différent désormais... Rien qu'un consentement à la survie: voilà ce que j'expérimente. Non que vivre me fasse horreur, comme ce fût le cas tantôt, mais vivre ne me réjouit pas, exister ne me réjouit plus, je n'ai survécu qu'à moitié, je me sens si désimpliquée, si détachée, si distanciée, si étrangère à tout ce bruit et à tout ce fracas, si extérieure au monde qui m'entoure...
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Guérit-on de cela ? La vérité, en vérité, c'est que tout m'indiffère désormais, et que tout m'est égal, sauf bien évidemment tout ce que je réprouve et tout ce que je ne veux pas, je fais ce que je dois, pas plus, ni plus ni moins, et cette situation-là a quelque chose de tragique, a quelque chose d'inhumain, d'insupportable à l'âme humaine. Il faut avoir aimé de tout son coeur et de toute son âme, avoir été amêrement trahi, pour savoir ce que c'est que d'être déchiré comme entre Ciel et Terre. Encore que le Royaume du Ciel et le Royaume de la Terre, ce monde-ci, ce monde-là, ne peuvent avoir d'échos en nous, ne peuvent avoir de concordances, qu'autant que nous soyions reliés profondément à notre propre Humanité, amoureux de la Vérité et disciples de la Sagesse. Que nombre de Splendeurs et nombre d'Aventures, me soient encore données de découvrir et d'expérimenter, tout au fond de moi je le sais et j'y aspire sereinement. Tourner la page enfin, oublier définitivement toutes ces années de Souffrance, faire table rase enfin de ces évènements passés qui ont modifié mon Destin, qui l'ont acheminé vers d'autres trajectoires; mieux vaut tard que jamais... Il en faudra du Temps encore pour que je retrouve ce Moi qui aimait tant la Vie, ce Moi qui aimait tant le Monde, mais le pire est passé, le pire est derrière moi, et pour rien au monde je ne voudrai ressembler à ces morts-vivants pour qui la vie est une mort dont ils sont eux-mêmes les fossoyeurs. Qu'il me semble lointain le Temps où je croyais avoir trouvé, ma Famille de Coeur, d'Esprit... Je reprends donc, enfin, mes investigations. Il n'est pas encore temps que s'arrête ce grand voyage... L'expédition ne fait encore que commencer; ce n'était qu'une mise en bouche... Je n'ai au fond rien qu'un regret, celui d'avoir et grandement, au gré de mes périples et de mes pérégrinations, perdu en compassion et en humanité.

Monday, July 25, 2005

Revue de Presse

Le Monde, via http://www.lemonde.fr, du 22-07-2005, 13h20, l'Article qui s'intitule " Sans-grade " et élites face à face, par Martin Hirsch. Science et Vie, n°1054, Juillet 2005, Rubrique Explorations, " OGM: le coup de tonnerre chinois ". Libération du 23-24-07-2005, p.33, par Emmanuel Loi. Charlie-Hebdo, n°683, du 20-07-2005, l'Editorial de Philippe Val qui s'intitule " La solution Kamikaze ".

Terre des Hommes

Musique: Francesco Gazzara, The spirit of summer, à défaut d'être déjà en vacances. Si ce n'est que je puise actuellement dans mes ultimes réserves, physiques, psychologiques, nerveuses, et que je suis déjà au bord de la mer par l'esprit, je fais encore ici un peu de la figuration et de la représentation cette semaine, puis je pars quelque temps pour me ressourcer loin du bruit et de la laideur de la Société, loin du désordre ambiant, loin du vacarme de ce monde. Je viens de relire Terre des hommes (1939) de Saint-Exupéry (1900-1944), l'écrivain-aviateur, l'auteur du Petit Prince (1940). Ce petit ouvrage si nécessaire, que j'avais tant aimé enfant, je l'ai aimé bien plus encore, bien plus encore qu'auparavant. Il n'y a que les grands Auteurs qui embrassent l'Universel, sont au coeur de la vie, au coeur de l'expérience humaine, au coeur de la compréhension du Monde. Eternel Saint-Exupéry...
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" La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. Mais pour l'atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu'il dégage est universelle ".
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" Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent, nul jamais ne t'a fait t'évader et tu n'en es point responsable. Tu as construit ta paix à force d'aveugler de ciment, comme le font les termites, toutes les échappées vers la lumière. Tu t'es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise, tes routines, les rites étouffants de ta vie provinciale, tu as élevé cet humble rempart contre les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t'inquiéter des grands problèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condition d'homme. (...) Nul ne t'a saisi par les épaules quand il était encore temps. Maintenant, la glaise dont tu es formé a séché, et s'est durcie, et nul en toi ne saurait désormais réveiller le musicien endormi ou le poète, ou l'astronome qui peut-être t'habitait d'abord ".
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" Telle est la morale que Mermoz et d'autres nous ont enseigné. La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes: il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines. En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre. (...) On achète pas l'amitié d'un Mermoz, d'un compagnon que les épreuves vécues ensemble ont lié à nous pour toujours. Cette nuit de vol et ses cent mille étoiles, cette sérénité de quelques heures, l'argent ne les achète pas ".
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" Mais voici l'heure du danger. Alors on s'épaule l'un à l'autre. On découvre que l'on appartient à la même communauté. On s'élargit par la découverte d'autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s'émerveille de l'immensité de la mer. (...) Liés à nos frères par un but commun et qui se situe en dehors de nous, alors seulement nous respirons et l'expérience nous montre qu'aimer ce n'est point nous regarder l'un l'autre mais regarder ensemble dans la même direction. Il n'est de camarades que s'ils s'unissent dans la même cordée, vers le même sommet en quoi ils se retrouvent ".
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" Pour comprendre l'homme et ses besoins, pour le connaître dans ce qu'il a d'essentiel, il ne faut pas opposer l'une à l'autre l'évidence de vos vérités.Oui, vous avez raison. Vous avez tous raison. La logique démontre tout. (...) Il faut pour essayer de dégager cet essentiel, oublier un instant les divisions, qui une fois admises, entraînent tout un Coran de vérités inébranlables et le fanatisme qui en découle. (...) Mais la vérité, vous le savez, c'est ce qui simplifie le monde et non ce qui crée le chaos. La vérité, c'est le langage qui dégage l'universel ".
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" Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisation s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu'elles s'entre-dévorent. Puisqu'il suffit, pour nous délivrer, de nous aider à prendre conscience d'un but qui nous relie les uns aux autres, autant le chercher là où il nous unit tous. (...) Quand nous prenons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort ".
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" Etre homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde ".
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" Je me disais: ces gens ne souffrent guère de leur sort. Et ce n'est point la charité ici qui me tourmente. Il ne s'agit point de s'attendrir sur une plaie éternellement rouverte. (...) Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur.C'est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné. Seul l'Esprit, s'il souffle sur la glaise, peut créer l'Homme ".

Saturday, July 23, 2005

La Nouvelle Grille

Les Leçons d'Henri Laborit (1914-1995), qu'elles soient issues de La nouvelle grille (1974), de son Eloge de la fuite (1976), de La colombe assassinée (1983), ou de Dieu ne joue pas aux dés (1987)...
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" Que l'on naît, que l'on vit, et que l'on meurt seul au monde, enfermé dans sa structure biologique qui n'a qu'une seule raison d'être, celle de se conserver "...
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Que le travail et l'expansion économique sont les plus sûrs moyens d'assurer le bonheur de l'être et son avenir promotionnel. Que les choses se contentent d'être, et que la Pensée ne lui paraît exister que parce qu'elle rend l'Action plus efficace. Que le système nerveux doit trouver des raisons d'agir. Que la recherche du contrôle de l'environnement, la recherche du plaisir et le renouvellement d'actes gratifiants, que la recherche de notre propre conservation et les éléments susceptibles d'assurer sa survie, que l'assouvissement de nos besoins fondamentaux, sont à l'origine de tous nos actes.
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Que lorsqu'il survient un évènement dangeureux pour le maintien d'une structure en place, dixit Laborit, il n'existe pas d'autres alternatives que la lutte ou la fuite. Que les jugements de valeur du point de vue de la nature, n'ont pas la moindre réalité puisque la nature se contente d'être. Que les jugements de valeur, dans cette perspective, n'ont pas d'autres valeurs que celles que leur attribue un ensemble social bien particulier et des groupes de dominance. Que la compétition marchande, la lutte pour la promotion sociale et la recherche de la dominance, sont à tous les niveaux le facteur primordial, quand bien même l'évolution de l'Espèce doit bien plus selon Laborit, à la coopération, à l'entraide, qu'à la lutte compétitive et qu'à l'affirmation de l'élite par la force...
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" Quel sens peut avoir la Fraternité dans un système de compétition ? Elle n'existe en général que devant l'ennemi commun s'attaquant aux intérêts communs. En ce sens, c'est la fraternité entre les éléments d'un groupe qui conduit à l'assassinat des élèments du groupe adverse, celui qui n'a pas d'intérêts communs avec le premier, ou dont les intérêts sont antagonistes. Et pourtant l'homme étant le seul animal à se concevoir comme espèce, ne serait-ce pas ce mot (-Fraternité-), qui n'a plus aucun sens et n'en a d'ailleurs jamais eu, qui devrait dicter ses conduites ? ".

Happy Birthday to You

N'est-ce pas Merveilleux que de vouloir participer à cette Fabuleuse Aventure ? Mille Remerciements !



Friday, July 22, 2005

Courrier des Lecteurs

Wednesday, July 20, 2005

De l'Absence de Paul

Que Paul me manque, que Paul fait défaut à mon existence, et que les jours, sans son sourire qui m'enivre de Joie, me paraissent pesants, plus lourds, c'est l'évidence même puisqu'il est de ces êtres qui semblent n'avoir nulle part en eux-mêmes, une once de perversité, consciemment ou inconsciemment, juste de la droiture, de la rigueur et de la cohérence, de la force morale et de l'intégrité, voilà tout ce que j'aime, d'autant plus qu'il est lui, irrésistiblement caractériel, et irrésistiblement Corse... Que toujours, dixit Spinoza, une Passion plus grande, remplace une Passion ! C'est le Génie de Spinoza que d'avoir su élucider les ressorts de notre âme. Elle est déconcertante aussi, cette Idée prélevée dans le dernier film de Claude Lelouch, Le Courage d'Aimer, qui dit qu'on est Fidèle que tant qu'on n'a pas trouvé Mieux...
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Ah que je hais ces gens que la faiblesse et la tiédeur morale ont habitué à la chute, à l'erreur, à la lâcheté, à la peur et à l'imposture, qui sous prétexte de diplomatie, ne sont rien que des hypocrites, et dont le psychisme fragile, l'absence de hauteurs de vues, la morale élastique, la faiblesse spirituelle, les fait imaginer qu'il y a dans le consensus et dans l'approbation des autres, la confirmation unanime de leur propre valeur... Comme il va de soi en ce Monde-ci, que chacun n'est que comme il est, et non pas comme il voudrait être, que chacun ne fait en définitive que ce qu'il doit ou ce qu'il peut, et dans le meilleur des cas ce qu'il veut, en étant rien que ce qu'il est, chacun évidemment, de par sa propre complexité, de par sa propre complexion, ne fait souvent rien d'autre que survivre aux assauts de sa propre personne, et que subir passivement, les méandres et les mécanismes de sa propre absence d'Autonomie, de sa propre absence d'Identité. De là il va de soi que chacun en ce monde, a tout intérêt à se mettre au travail, à produire des efforts, d'Intériorité, de Conscience, pour pouvoir s'élever un peu, au-dessus, au-delà, des élans, des effets, des déterminations et des déterminismes, qui l'enchaînent à sa Servitude.
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Le Sapere Aude d'un Kant (1724-1804), " Aie le Courage d'être Sage ", -ou bien l'Invitation à Penser par Soi-Même-, n'est pas une Injonction qui concerne les faibles, les vaniteux, les inconscients, les aveuglés, l'Adage qui leur convient à eux n'est qu'Ordre et Châtiment, d'autant plus que la Servitude trouve sa Joie et son Plaisir dans la brutalité dont ceux-là ont besoin pour pouvoir assouvir leur existence de soumission et d'esclavage, masochisme moral qui les confine à un destin de pantomime. La Conquête de la Liberté, pour ces dévôts à l'âme Absurde, à l'esprit défaillant, difforme, ne peut pas avoir de Réalité, sinon sous la forme des songes, des imaginations, qui peuplent la Surface de ce qui leur sert de Conscience.
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De ce point de vue-là, l'ouvrier qui tous les jours, se consacre à gagner dignement et proprement sa vie, et qui lui sait veiller au maintien de la propre estime qu'il se porte à lui-même, l'ouvrier qui s'attache tous les jours de sa vie, à remplir sa fonction avec sérieux, perfectionnisme, tout en préservant son monde intérieur, et tout en conservant, la beauté, la Splendeur, de son Autonomie Morale, conserve aux yeux de la Raison, toute l'étendue du Sublime qu'elle confère ainsi à son âme, que par comparaison ces Veaux, qui font abusivement ça et là, profession de Penser, n'ont aucune chance d'Atteindre. L'ouvrier n'en Pense pas moins; quoi qu'ils en pensent eux... C'est la Nature de l'Être Humain, sa Vocation et sa Destination, que de vouloir Penser. Et soit dit en passant, j'ai toujours reproché à Sartre (1907-1980), de n'être au fond rien qu'un Bourgeois à qui sa propre Philosophie recommandait d'apprendre à mouiller sa chemise, d'aller travailler à l'Usine... De là mon Adoration pour Camus (1913-1960), plus Humain, plus Sensible, plus Libre.
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Le Sapere Aude d'un Kant, " Aie le Courage d'être Sage ", " Aie le Courage d'Exercer ton Propre Entendement ", " Voilà la devise des Lumières " ( cf. Qu'est-ce que les Lumières ?), ne peut se décliner que dans la perspective de ce qui rend possible sa légitimité. Nous devrions entendre et comprendre en réalité: " Aie le Courage d'être Libre autant que tu en aies la Capacité "... Dixit Kant:
" Les Lumières, c'est la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d'un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s'en servir sans la conduite d'un autre ".
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Sartre en pissant sur la Tombe de Chateaubriand, -Chateaubriand à qui évidemment, il n'arrive pas à l'orteil-, illustre prodigieusement ce Temps, où nous sommes Aujourd'hui, condamnés à pâtir d'un Mélange des Genres où les torchons, les serviettes et les serpillères, voudraient qu'on les prenne pour des mouchoirs; la Vigilance est de rigueur et la Résistance va de soi.
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Par bonheur la Philosophie, sauve de tout, de tous. Il n'en demeure pas moins pourtant, que Paul me manque tout autant, et que Paris cette semaine, est triste, est gris, et sans saveur du fait de son Exil, du fait de son Absence. Dehors il pleut et Lobsang Rhampa J., ma grande réincarnation, mon merveilleux Lhassa Apso, dort du sommeil du Juste; je ne puis pas douter qu'il y a chez les Animaux, parfois bien plus d'Humanité que chez certains de nos semblables. Or nous ne sommes Nous-Mêmes, rien que des Animaux plus évolués que les autres, parfois même Civilisés.

I Love Sénèque

Que la vie sans Sénèque (4 av. J.C-65 av. J.C), Philosophe latin, me paraîtrait tragique ! Combien Sénèque est délicieux et ses Enseignements infiniment pédagogiques ! Ils ne se doutent pas ces gens de notre temps qui méprisent l'intelligence, et qui n'ont pour la Condition Humaine que de l'ignorance, du mépris, combien tout est déjà dit et redit, combien tout a été écrit, pensé, rejoué, redit, de multiples manières, de diverses façons, au gré de variations distinctes, depuis la Nuit des Temps, partout, et en tous Temps. Combien notre époque me paraît Vide comparée à la moindre des réflexions et des pensées d'un Cicéron, d'un Marc-Aurèle, d'un Epictète ou d'un Sénèque. Ce n'était pas sans doute qu'ils étaient eux en avance sur leur Temps, c'est que Nous sommes Nous sans doute, vu la perdition des Humanités en présence et la dégradation des Personnalités, la Faiblesse des Identités, en retard sur le Nôtre... Quelle Horreur que ce Monde qui croit à son Humanité !
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" Qui craindra la mort n'agira jamais en homme vivant; mais qui saura qu'à l'instant même de sa conception la mort était son destin vivra selon cet arrêt et, grâce à cette même force d'âme, ne se laissera jamais surprendre par un évènement soudain. En se préparant à tous les accidents possibles, comme s'ils étaient inévitables, il amortira le choc de tous les malheurs. Les coups du sort n'étonnent jamais les hommes qui s'y sont préparés et attendent leur venue: ils n'écrasent que ceux qui voyaient tout en rose à l'intérieur de leur cocon " ( De la tranquillité de l'âme, XI, 6 ).
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" Il faut donc que tout effort ait un but précis, un objectif déterminé. Ce n'est pas l'activité qui fait courir ces gens sans répit: s'ils s'agitent, c'est que, comme les fous, ils sont en proie à des hallucinations. Car même les fous sont poussés par un espoir lorsqu'ils se mettent en mouvement; ils sont attirés par des visions dont leur esprit dérangé ne peut discerner le néant " ( De la tranquillité de l'âme, XII, 5 ).
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" Il faut de toute façon que notre âme s'éloigne des biens extérieurs pour revenir à elle-même: n'avoir confiance qu'en soi, ne trouver de plaisir qu'en soi, ne faire cas que de ses biens propres en s'écartant le plus possible de ceux d'autrui, ne se consacrer qu'à soi, ne pas se laisser affecter par les pertes matérielles, et même regarder l'adversité sous un angle favorable " ( De la tranquillité de l'âme, XIV, 2 ).
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" Quelquefois en effet, c'est le dégoût du genre humain qui nous envahit à l'idée de tous ces crimes qui réussissent à leurs auteurs. Quand on songe à quel point la droiture est rare et l'intégrité bien cachée; quand on se dit que la loyauté ne se rencontre guère que lorsqu'elle est intéressée, que la débauche recueille des profits aussi détestables que ses pertes, que l'ambition politique, incapable de rester dans ses limites, va jusqu'à trouver son éclat dans la honte, alors l'âme s'enfonce dans la nuit; et devant les ruines des vertus qu'il lui est aussi impossible d'espérer trouver qu'inutile de posséder, on se sent envahir par les ténèbres. (...) Aussi devons-nous prendre l'habitude de ne pas nous indigner de tous les vices de la foule, mais d'en rire (...) ". ( De la tranquillité de l'âme, XV, 1, 2 ).
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" La Divinité a pour les hommes de bien l'âme d'un père et les aime avec énergie: " Il faut, dit-elle, qu'ils soient confrontés au travail, aux souffrances, à tous les ennuis: c'est ainsi qu'ils acquerront la véritable force. ". Les animaux engraissés dans l'inertie s'affaiblissent, et ce n'est pas seulement le labeur, mais aussi le mouvement et leur propre poids qui les font succomber. Le bonheur qui n'a jamais connu de nuages ne supporte aucune atteinte; au contraire, quand on est habitué à se battre contre l'adversité, on s'endurcit, on ne cède jamais au malheur, et si l'on vient à tomber, on combat même à genoux ". ( De la providence, II, 6 ).
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" Pour le gladiateur, c'est un déshonneur de lutter contre un adversaire qui n'est pas de son niveau: il sait bien qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... Il en va de même pour la Fortune: ce sont les plus braves qu'elle provoque en combat singulier; les autres, elle les dédaigne et passe. Elle s'attaque aux plus fermes, aux plus fiers, afin de déployer contre eux toute sa force ". ( De la providence, III, 4 ).
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" La prospérité peut aussi bien être le lot des gens du peuple et des basses âmes; mais les misères et les terreurs des mortels, il n'appartient qu'aux hommes d'exception de les juguler. Connaître un bonheur constant et traverser la vie sans bleus à l'âme, c'est ignorer la moitié de la réalité. (...) La Divinité, je te le répète, veille sur les hommes qu'elle désire amener au plus haut degré de vertu, en leur offrant la possibilité d'accomplir des actes courageux et nobles pour lesquels il faut affronter des obstacles: le pilote se révèle face à la tempête, le soldat dans la bataille. Comment puis-je connaître ta fermeté face au déshonneur, à l'infamie, si tu vieillis au milieu des applaudissements, si jamais ne se démentent la faveur indestructible et la sympathie générale dont tu jouis ? (...) De grâce, ne vous laissez pas effrayer par les épreuves que les dieux vous envoient pour simuler votre âme: le malheur est une aubaine pour la Vertu. (...) C'est pourquoi la Divinité endurcit, met à l'épreuve, tourmente ceux qu'elle estime et ceux qu'elle aime. (...) Pourquoi t'étonner, que pour affermir les hommes de qualité, on les soumette à la tourmente ? Il n'est d'arbre vigoureux et résistant que sans cesse battu par le vent: ce sont les secousses même qui le consolident et fixent plus fermement ses racines ". ( De la providence, IV, 1, 5, 6, 16 ).
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Monday, July 18, 2005

Le Monde de l'Education

A Lire absolument: Le Monde de l'Education, n°388, Juillet-Août 2005.
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Pour Information: L'Encyclopédie Libre, Gratuite et écrite collectivement: http://fr.wikipedia.org, et la Vigilance Linguistique via: http://eggcorns.lascribe.net et http://serendipity.lascribe.net
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Un Jour pour Rien

Tout le problème des lendemains festifs réside dans la capacité du corps à se remettre des évènements digestifs, des mélanges de vin, whisky, et du peu de sommeil que de telles soirées engendrent... Outre la perspective de ce temps qu'il faudra passer tôt ou tard, à remettre en ordre et en place la belle Harmonie de mon Home Sweet Home, il convient d'affronter la déconcertante inertie de ces moments de flottaison comme hors du temps qui nous reposent de nous-mêmes, qui nous arrachent à la Réalité du monde; voilà précisément ce que je nomme, appelle, " Un jour pour Rien ". Non seulement le corps se remet de ses frasques mais l'esprit n'est pas fonctionnel, les lendemains de Fête il n'adhère pas profondément, il s'enivre au contraire, de répit, de repos, savoure sa trêve momentanée, s'enfuit, se détourne, s'évade; quel bonheur par moments de se sentir " Out of Order " ! Autant dire en dérangement... Le Best of d'Enigma en fond, et trés bientôt ce bain interminable qui me replongera en moi, et dans le silence de mon esprit, quasiment au coeur de moi-même; il y a dans la Méditation une volupté spirituelle que ne peuvent pas soupçonner tous ceux qui toute la journée s'enivrent en eux de bavardages et ne savent pas arrêter le flôt continuel de la mouvance de l'esprit, de ceux qui ne savent pas, -diététique de l'esprit-, faire taire en eux le bruit du Monde, le fracas de leur propre Existence. Or ce " Rien " est fondamental en ce qu'il n'est pas Rien ! Rien dans ce Vide-là d'Adhésion à soi-même et de Disponibilité à Soi, n'est béance et Néant, tout n'est plus rien que Plénitude et participation sereine au Monde.

Saturday, July 16, 2005

Spinoza For Ever

Il va de soi qu'Avoir Conscience nous condamne à pâtir, à souffrir d'un accablement que seule la Raison Véritable est susceptible de pouvoir résorber. Où est-elle aujourd'hui la Raison Véritable ? Est-elle encore d'Actualité ? Où est-elle aujourd'hui la Raison dont chacun bien souvent, s'imagine pourvu et à tort se réclame ? Nous serions Rationnels ? Nous serions Raisonnables ? Par bonheur la lecture de Spinoza (1632-1676), en particulier son Ethique, est d'un grand réconfort. Mais parce que Dixit Spinoza: " Tout ce qui est beau est difficile autant que rare ", nous élever de l'Ignorance à la Sagesse et de la Conscience à la Connaissance de nous-mêmes, Connaissance qui chez Spinoza enveloppe celle de Dieu, n'est donné rien qu'à ceux pour qui l'itinéraire de la Volonté devenant Raison est possible, la Mode bien malheureusement, n'est guère à Spinoza.
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" La Connaissance du bon et du mauvais n'est rien d'autre que l'affection de la Joie ou de la Tristesse, en tant que nous en avons conscience " ( IV, VIII ). " Nous appelons bon ou mauvais ce qui est utile ou nuisible à la conservation de notre être, c'est-à-dire ce qui accroît ou diminue, seconde ou réduit notre puissance d'agir ".
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" Les causes de l'impuissance ou de l'inconstance de l'homme et pourquoi les hommes n'observent pas les préceptes de la Raison. (...) Comme la Raison ne demande rien qui soit contre la Nature, elle demande donc que chacun s'aime lui-même, cherche l'utile propre, ce qui est réellement utile pour lui, appète tout ce qui conduit réellement l'homme à une perfection plus grande et, absolument parlant, que chacun s'efforce de conserver son être, autant qu'il est en lui. (...) Les hommes, dis-je, ne peuvent rien souhaiter qui vaille mieux pour la conservation de leur être, que de s'accorder tous en toutes choses de façon que les Ames et les Corps de tous composent en quelque sorte une seule Ame et un seul Corps, de s'efforcer tous ensemble à conserver leur être et de chercher tous ensemble l'utilité commune à tous; d'où suit que les hommes qui sont gouvernés par la Raison, c'est-à-dire ceux qui cherchent ce qui leur est utile sous la conduite de la Raison, n'appètent rien pour eux-mêmes qu'ils ne désirent aussi pour les autres hommes, et sont ainsi justes, de bonne foi et honnêtes " ( IV, XVIII ).
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" L'homme est un Dieu pour l'homme. Il est rare cependant que les hommes vivent sous la conduite de la Raison; telle est leur disposition que la plupart sont envieux et cause de peine les uns pour les autres " ( IV, XXXV, II ).
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" Agir par vertu, c'est agir sous la conduite de la Raison, et tout ce que nous nous efforçons de faire par Raison, c'est connaître " ( IV, XXXVI ).
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" La différence entre la vertu véritable et l'impuissance se perçoit aisément dés lors, la vertu véritable ne consistant en rien d'autre qu'à vivre sous la conduite de la Raison, l'impuissance consistant seulement en ce que l'homme se laisse passivement conduire par les choses extérieures à lui et déterminer par elles à faire ce que demande la constitution du monde extérieur, et non ce que demande sa propre nature considérée en elle seule" ( IV, XXXVII ).
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" Ce qui conduit les hommes vers la Société commune c'est-à-dire fait qu'ils vivent dans la concorde, est utile; mauvais au contraire ce qui introduit la discorde dans la Cité. Ce qui fait que les hommes vivent dans la concorde, fait en même temps qu'ils vivent sous la conduite de la Raison, et ainsi est bon; est mauvais au contraire ce qui excite la discorde " ( IV, XXXVIII ).
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" Plus donc nous nous efforçons de vivre sous la conduite de la Raison, plus nous faisons effort pour nous rendre moins dépendants de l'Espoir, nous affranchir de la Crainte, commander à la fortune autant que possible, et diriger nos actions suivant le conseil certain de la Raison " ( IV, XLVII ).
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" Seuls les hommes libres sont trés reconnaissants les uns à l'égard des autres. (...) L'homme libre n'agit jamais en trompeur, mais toujours de bonne foi. (...) L'homme qui est dirigé par la Raison, est plus libre dans la Cité où il vit selon le décret commun, que dans la solitude où il n'obéit qu'à lui-même ". ( IV, LXXI, LXXII, LXXIII ).
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Thursday, July 14, 2005

La Prise de la Bastille...

Lu dans la presse hier, via la légèreté et le lyrisme habituels d'un de nos responsables politiques, l'Idée selon laquelle perpétuer cette tradition du sacro-saint 14 Juillet serait proprement inutile, d'autant plus "qu'il n'y a pas d'actualité et que les Français ont déjà la tête en vacances"... Il va de soi que la Politique-Spectacle et que le dévouement entâché d'Inconscience, d'Irresponsabilité, de nos responsables politiques, de tous bords, de toutes obédiences, ne peut que nous plonger dans la démoralisation, tant ils ne mesurent pas l'écart qui les séparent de la Réalité de la Vraie Vie, du Réel des gens ordinaires. Le Peuple est Souverain, y compris en ce qui concerne son propre désespoir. Il faut les voir à l'Assemblée durant les séances publiques, ouvrir leur courrier, lire Le Monde et s'envoyer des petits mots, ricaner, rire entre-eux, pour convenir qu'ils sont pour la plupart profondément indignes de la tâche, des Devoirs, des Prérogatives, qui sont les leurs, ou qui devraient être les leurs...
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Dixit la Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen du 26 Août 1789:
" Les Représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements "; la Mémoire sans nul doute leur fait défaut...
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Constitution du 4 Octobre 1958 dite Vème République:
" Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946. (...) La France est une République indivisible, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. La Langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est "La Marseillaise". La devise de la République est: " Liberté, Egalité, Fraternité." Son Principe est: gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum".
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"Liberté-Egalité-Fraternité", notre Devise Républicaine, notre Trinité Nationale, ne sont-ils plus que des slogans dont la Valeur est purement publicitaire ? Peut-on dénigrer, oublier, le 14 Juillet ? Peu d'évènements sans doute, ont exercé tant d'influences sur l'avenir des hommes que la Révolution Française en ce qu'elle cristallise d'un point de vue historique, les aspirations de tout un peuple, et en cela évidemment, elle conserve une valeur de référence universelle, d'autant plus que les idéaux, les valeurs et les principes qui fûrent les nôtres alors, sont à l'origine de la société moderne actuelle.
Dixit Emmanuel Kant (1724-1804): " Cet évènement est trop grand, trop lié aux intérêts de l'humanité... pour ne pas devoir être rappelé aux peuples à l'occasion de circonstances favorables".
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14 Juillet 1789: Paris a faim. Paris s'embrase. Il faut trouver du pain et des fusils. Aprés le renvoi de Necker, Ministre bien-aimé, Paris crie son indignation. Au Palais-Royal des agitateurs proposent des solutions violentes. La nuit fut incendière et les maisons qu'on soupçonnait de posséder des réserves, pillées. Le pillage du Couvent Saint-Lazare pour y prendre du blé. Le pillage du Garde-Meuble, musée d'armes anciennes, l'Hôtel des Invalides: le peuple de Paris a besoin d'armes pour se défendre contre les troupes aux ordres du roi, qui cernent la Capitale. La prise de la Bastille, symbole de l'absolutisme royal, et la libération d'une poignée de prisonniers. L'Arrestation et le massacre du gouverneur de la Bastille, à qui on coupe la tête pour la mettre au bout d'une pique. Paris se prépare à la Guerre Civile, à la Révolution...
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" Si l'on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu'il se réduit à ces deux objectifs principaux: la Liberté et l'Egalité ".
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778).
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Prenons soin de La Liberté, et de nos Libertés, tant que nous pouvons encore en bénéficier, pour faire un bon usage de nos existences en ce monde.

Monday, July 11, 2005

Insomnies...

Il me semble trés loin le temps où mon Rêve en ce monde, était d'être Chercheur et d'avoir à 33 ans mon Doctorat d'Histoire de la Philosophie. Or j'ai désormais 35 ans et plus d'ambitions universitaires pour le moment. Non que je considère que je n'ai pas ma place à l'Université, puisque tôt ou tard je l'espère, lorsque mon dégoût, mon écoeurement, seront moindres, je reprendrai, je finirai ma thèse, et qui plus est en bonne compagnie, mais je ne fais rien à moitié, je n'agis que lorsque l'Instinct m'en donne le signal, en mon âme et conscience, c'est-à-dire pleinement, de tout coeur ou bien je m'abstiens. Lorsque les conditions nécessaires d'un bon environnement propice à la Recherche me paraîtront favorables, lorsque les conditions de Bienveillance, d'Honnêteté, de Simplicité, de Confiance, me sembleront réunies, lorsque je retrouverai la Foi, la Confiance en l'Institution et en ses émissaires, lorsque je pourrai faire Abstraction en moi-même, de ces motifs privés et personnels qui entachent ma vision du monde d'un grand pessimisme à l'égard de la Recherche, je reviendrai à l'Université ne serait-ce que par amour-propre, pour effacer le poids de ces années perdues, gachées, d'efforts et de labeurs, ces diplômes inutiles au service de ma passion pour la Philosophie. Mais ce n'est pas encore pour cette année... Je dois terminer mes Projets. Je dois mettre en forme juridiquement, mon propre Laboratoire de Recherches dans des perspectives appliquées. Je dois m'inventer mon propre métier, "ma propre grille" au sens où l'entendrait Henry Laborit (1914-1995), pour pouvoir poursuivre mes buts et objectiver mes desseins, pour pouvoir pleinement Exister dans ce Monde. Il me manque ce Temps où j'aimais étudier, où j'avais soif de connaissances, cet émerveillement constant qui progressait de découvertes en découvertes; il est mort, enterré ce temps, où je croyais que le Savoir, la Connaissance, ennoblissaient les êtres et les rendaient meilleurs... Je n'ai plus de regrets en ce qui concerne ces changements, de vues, de stratégies, de perspectives... J'ai rencontré depuis, bien des êtres inestimables, bien des personnes remarquables, qui ont su donner un essor à ma nouvelle trajectoire. Aussi je remercie par la présente, tous ceux qui de prés ou de loin, m'ont manifesté tant d'estime et de bienveillance, tant d'affection et de confiance; sans leur amitié et sans leur soutien, je ne serai sans doute plus de ce monde. Puisse le Temps contribuer à effacer toutes ces rancoeurs personnelles qui sont encore d'actualité au sein de ma mémoire et que bien malheureusement, j'ai intériorisé au sein même de ma propre chair... Plus que jamais je sais par expérience, que rien n'est plus inestimable en ce monde-ci, que de faire valoir son Identité, que de conserver sa Liberté, que de veiller à la santé et au salut de sa propre âme. Chaque chose vient en son Temps... Happy Birthday Tenzin Gyatso, Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama, qui vient de fêter à Darhamsala ses 70 ans, et Prospérité à son cher Tibet.

Sunday, July 10, 2005

Love and Kisses, by NGK

Aujourd'hui, ce Dimanche10 juillet 2005, Naissance et Inauguration du blog de Nathalie Gaul Kaïsu, en compagnie de Thaïs, au Frog and the British Library, 75013 Paris, France.