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Wednesday, August 31, 2005

Intelligenztia

Il est reposant cet Article de Stéphane Bou, via Le Charlie-Hebdo de cette semaine, qui p.12, s'intitule si bien " Houellebeurk ", ou de pourquoi la Rentrée Littéraire de ces dernières années est comme toujours affligeante, et Michel Houellebecq et les siens, déprimants. Michel Houellebecq qui se placerait dans une " lignée post-schopenhaurienne de professeur de désespoir ". Malgré toutes ses évidentes qualités, La possibilité d'une île est comme toujours décevant, mais symptômatique de notre Temps. De plus, il faut Aimer, Connaître, Arthur Schopenhauer et son Inestimable et Merveilleux Monde comme Volonté de Représentation, pour Savoir que ses soits-disants disciples de notre époque, n'ont certainement rien compris ni jamais étudié, la Richesse du Mal de Vivre d'Arthur Schopenhauer, et qu'il y a dans le Substrat Ethique de sa Pensée à lui, une Incomparable Profondeur qui confine au Sublime; ce qui de prés ou de loin, ne risque pas d'arriver à nombre de ces gens qui aujourd'hui voudraient faire profession d'Ecrire et de Penser, voire de Philosopher. Même Nietzsche souvent, n'a rien fait que recopier Schopenhauer, utiliser ses grandes Intuitions; ou " copier/coller ", comme il est d'usage aujourd'hui... De la même façon, Nietzsche lui-même, Nietzsche qui surestime souvent, l'Intelligence de ses lecteurs, ou bien les flatte à peu de frais, lui-même sous-estime la Pensée de Schopenhauer et tout ce qu'elle contient déjà de tout ce que sans doute Freud, à tort ou à raison, lui doit...
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Or je ne lis et ne relis principalement que les Classiques, qui eux Pensaient, Aimaient, Sentaient, Vivaient, Jugeaient, Réflêchissaient; il est si appauvri ce Monde, de la Véritable Culture, qu'ils imaginent ici et là que leurs misérables tribulations, leurs subjectivités mesquines, peuvent confiner au Génie, ou que leurs inepties, peuvent avoir du Sens et de la Signification; d'autant plus qu'ils ignorent que leur Goût pour le Déplorable, ne les renvoie rien qu'à eux-mêmes... Dans l'attente impatiente de la sortie le 10 Octobre, du dernier essai d'Alain Finkielkraut, j'achèterai certainement le dernier trésor d'Amélie Nothomb. Amélie dont j'apprécie particulièrement la gentillesse, l'originalité; Amélie à qui j'ai confié avoir le même Souvenir d'Enfance que ce qu'elle exprime de Nous, bébés, dans sa Métaphysique des tubes... Dernier Roman qui s'intitule Acide Sulfurique, et dont Michel Polac dit que c'est du " Buchenwald vu par Barbara Cartland "; voilà qui nous reposera avant cette Rentrée prompte en soucis et en évènements !
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Si Aujourd'hui en Occident, en France en l'occurence, l'écrivain s'intitule aussi facilement Penseur et le Journaliste, Intellectuel, si le professeur de Philosophie se croit et s'imagine Philosophe, tout comme l'Homme de Foi veut s'improviser Saint, et le Psychologue, Gourou, c'est parce qu'ils sont Légion ces gens qui considèrent que dérivent de leurs fonctions ou de leur rôle, le Talent, le Mérite, l'Honorabilité, alors que le contraire évidemment, devrait être exigé ! Molière dans son Dom Juan, le relatait déjà: que " La profession d'Hypocrite a de merveilleux avantages "... Une Société du Mérite ne saurait engendrer tant de difformités, d'extravagances, de Ridicule; seule l'Apologie du Médiocre, le Culte de la Vanité, de l'Inconsistance et de l'Inconscience, permet l'Abaissement, l'Affaiblissement, de la Raison et de l'Intelligence. Si nous étions conscients, sensés, nous ne voudrions en réalité pour rien au monde, nous faire Aimer des sots, des faibles, ou bien plaire à des Veaux ! Il nous faut créer de nouveau, Concevoir, Inventer et Imaginer, de Nouvelles Organisations et de nouveaux Lobbies, de Nouveaux Médias, de Nouveaux Journaux, de Nouvelles Revues, de Nouvelles Maisons d'Editions, de Nouvelles Ecoles, de Nouvelles Universités, de Nouveaux Partis Politiques, etc, pour les décennies à venir, et évidemment dans la perspective de la Qualité, de la Vérité, de la Compétence.
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En ce qui concerne l'Editorial de Philippe Val en p.3, qui s'intitule " Traîtres et Crétins ", il apparaît bien que la Gauche elle-aussi, n'a pas encore compris depuis le 21 Avril de 2002, combien le Peuple la méprise de n'être point Digne de Blum, de Mitterand ou de Jaurés ! Qui peut encore se reconnaître Socialiste, avec les pseudo-socialistes que nous avons en France ? Qu'ils prennent des vacances, qu'ils changent de pays, qu'ils retournent à la Vie Civile, ils ne manqueront à personne, ils feront du Bien à notre Pays, et surtout nous délivrerons de leurs déclarations ineptes, de leurs comportements scabreux ! Heureusement que Charb et Siné veillent...

Tuesday, August 30, 2005

Droits Humains

J'ai reçu ce matin la confirmation par sa fille, du décès d'une de mes Amies de la Génération qui a fait 68, Michèle, que je surnommais " The Big Lebowski "; à l'origine de son décès: cancer du pancréas. Je ne pourrai pas même assister à ses funérailles, n'étant pas à Paris. Pourquoi certains salauds, certains pervers, certains immondes, vivent longtemps, sont en bonne santé, vivent précisément sans avoir le moindre scrupule, la moindre culpabilité, en toute impunité, comme si tout leur était dû, pendant que ceux que nous aimons, souffrent et nous abandonnent en dépeuplant l'Humanité de leur inestimable présence; je ne peux m'y habituer... Tous ces Morts que je porte en moi, ces Êtres Chers, ces Disparus, me donnent au quotidien une Inspiration Ineffable, dans le sens où je dois par Respect pour eux, honorer leur vécu, ne pas trahir notre Mémoire Commune, et ne pas m'écarter de l'Idée qu'ils avaient de moi. Aussi je dédie mon intervention de ce jour, à ma regrettée Michèle Wolff, qui aimait tant Che Guevarra, ainsi qu'à sa fille Sarah.
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Musique: Robin Williams, Le Mar, Akon.
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Que " L'Ignorance, l'Oubli ou le Mépris des Droits de l'Homme sont les seules Causes des Malheurs Publics " (Août 1789), que " Le But de Toute Association Politique est la Conservation des Droits Naturels " et que la Justice vers laquelle Toute Société doit tendre, demeure précisément la Condition, la Garantie, de sa Respectabilité, que Toute Organisation Humaine repose sur la Volonté d'être Ensemble, et qu'il ne peut pas y avoir de Prétentions aux Droits de l'Homme si le Principe Directeur de l'Affirmation, de l'Expression, de la Valorisation, de la Préservation, de la Sûreté et de la Sécurité de la Personne Humaine, n'est ni Respecté, ni Assuré, ni Favorisé: Telle est la Dignité, Telles sont la Vocation et la Destination Concrètes du Politique, que de le savoir, que de l'honorer, et que de s'attacher à les rendre Effectifs, dans la Réalité.
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Car l'Essence de ces Droits n'est effectivement pas de concerner Certains plutôt que d'Autres: ils nous concernent Tous, ou bien ils n'en concernent Aucun... A Babylone, il y a XXXVI siècles, Hammourabi envisageait déjà de faire éclater la Justice pour empêcher que le Puissant puisse faire du tort au Faible... Tous ces siècles de Gestation, de Revendication du Politique concernant la Personne Humaine, jusqu'à l'Avènement d'une formulation Universelle de ses Droits, jusqu'à leur émergence Concrète et Légitime, sont-ils de nos jours condamnés à ne vivre et à ne survivre que dans l'Abstraction la plus Vide ?
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Ignorer volontairement, renoncer à pourvoir, les Conditions Vitales de Toute Existence Humaine, s'opposer au Développement, au Progrès, à l'Evolution de nos Sociétés, sacrifier les Besoins Primordiaux et Incontestables des individus, leurs Droits Inaliénables, n'avoir qu'une vue Abstraite et hautaine de la Véritable Destinée des Personnes, n'avoir que du mépris pour leurs Exigences Personnelles, leurs Revendications Concrètes, les nier, les renier, ne pas les reconnaître, les connaître ni les entendre, dans leur Dimension purement Existentielle, purement Quotidienne, Concrète, en qualité d'Hommes, de Femmes, d'Enfants, Incarnés, Existants, Vivants, ce n'est que Réduire à Néant, Corrompre, Condamner, Notre Allégeance aux Droits Humains, Notre Conscience des Droits de l'Homme, arracher à la République, toute sa Légitimité.

La Guerre du Goût

Il va de soi que l'Ennoblissement des Êtres dérive d'une Education du Jugement et d'une Education du Goût, qu'il est issu d'un Développement de l'Esprit et de la Sensibilité, d'un Développement Harmonieux de la Conscience de Soi-Même, d'un Développement Merveilleux de la Bienveillante Raison en Nous, et dans le meilleur des cas, Autour de Nous. Que Tous les Êtres Humains naissent Libres et Egaux en Dignité et en Droits, du point de vue de leur Nature Commune, de leur Appartenance à l'Humanité, dans la perspective de leur Affiliation à l'Espèce Humaine, et que Tous les Êtres Humains, partout et en tous lieux, méritent de Connaître, de voir Valorisé, Favorisé, le Développement de leurs Facultés, de leurs Capacités, de leurs Talents, que Chacun ait Droit en ce Monde, à la Reconnaissance et à l'Affirmation de sa Valeur en qualité d'Agent Humain, partenaire de l'Humanité, que Tous Nous ayions Droit de par notre seule Origine Commune, à la Légitimation de Notre " Droit à l'Humanité ", c'est le moins qu'on puisse Vouloir, c'est le moins qu'on puisse Espérer et Revendiquer, puisque Chacun a Droit, du fait même de sa Naissance, à ce que Toute l'Humanité l'honore de la Reconnaissance qui lui est dû en tant qu'Agent Humain, en tant que Citoyen du Monde.
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Or, l'Humanité Véritable, Effective et en Actes, n'est pas exclusivement une question de Droits. Car l'Humanité Véritable n'est qu'une Education, du Jugement, du Goût, et de la Conscience de Soi, de la Véritable Conscience Morale. On ne mesure en effet l'Intériorité, qu'à la Lumière de la Valeur des Actes, des Paroles, des Intentions et des Pensées. Or cette Education, du Jugement, du Goût, si Sublime et Intemporelle, n'est nullement le privilège -loin s'en faut-, des Pays dit " Civilisés ", ou l'apanage des Occidentaux, quand bien même du Développement Politique, Culturel et Scientifique des Nations, dépend évidemment le Degré de Conscience Collective, Morale, et l'Avancée, l'Evolution des Moeurs...
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Nous avons Nous l'Avantage Extraordinaire d'avoir dés la Naissance des Droits Naturels et Fondamentaux, que nous méprisons tous les jours, les considérant comme acquis, des Droits qui de nos jours, se dégradent de plus en plus, faute de Jugement, de Goût, par défaut de Conscience, par manque d'Intériorité. Or La Liberté est une Conquête, une Education de l'Esprit, une Bonne Volonté que la Conscience gouverne, et n'est nullement destinée à des Individus, des Peuples, serviles, immatures, infantiles, inconscients, insouciants et irresponsables, qui trouvent leur bonheur dans la Soumission, l'Esclavage, la Servitude, et qui tirent leur jouissance de la Dépravation, la Corruption, l'Indignité.
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Si La Société de Consommation peut si bien Chosifier les êtres, c'est précisément parce qu'ils s'y plient de leur plein gré; qu'ils s'y soumettent et y consentent volontairement. Si un Pouvoir quelconque, la plus petite Autorité, peut si facilement les terrifier, les vaincre ou les instrumentaliser, les utiliser, les manipuler, ce n'est qu'autant que la Conscience, la Dignité et l'Intelligence leur font défaut. Cette époque si répugnante de la Représentation des Egos, des Subjectivités, qui ne vâlent pas une heure de peine, une minute d'attention, une seconde d'intérêt, cet Eloge du Superficiel et de l'Immédiat, ce Culte de la Malhonnêteté et du Scabreux, cette Comédie du théâtre des Apparences où bien souvent l'humain n'est plus rien qu'une farce, un fantôme Vide de Sens, Absurde et Insensé, sans Caractère et sans Tempérament, sans Personnalité, cette Confusion Dramatique qui n'habite en réalité, que les endormis, que les inconscients, les mauvais, illustre bien cette Guerre Sainte qu'il nous est donné de mener, illustre bien ce Temps, cette ère comme effroyable pour l'Humanité toute entière, où Dieu s'il est, reconnaît bel et bien les Siens, y compris parmi les Athées, les Laïques, qui ne sont point ses adversaires, et qui sont bien souvent, ses véritables défenseurs. Or l'Epreuve de la Vérité ne réclame que l'Examen Conscient de la Réalité !
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Cette époque si répugnante, où tant de gens ne sont rien que des Choses, qui de leur propre gré, consentent à n'être rien que des Objets, des Instruments, des Jouets, et qui trouvent leur plénitude et le sentiment d'exister, si ce n'est la jouissance, dans leur propre déperdition du fait qu'ils soient Vides et Vains en eux-mêmes, qui s'imaginent que leurs errements, leurs penchants, leurs errances, peuvent avoir une Valeur et une Signification autre que la Déchéance en eux-mêmes du Respect d'Autrui et d'Eux-Mêmes, cette Dramatique Affliction qui partout se propage avec son regard de Néant, est Indigne de l'Être Humain, Indigne de sa Destination, de sa Perfectibilité, Déshonorante pour notre propre Humanité; Méprisante pour l'Humanité toute entière.
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Le Goût de la Bassesse et de la Faute, de l'Imposture, de l'Indécence, de l'Injustice et de la Malhonnêteté, le Plaisir que le Mal, la Cruauté et la Méchanceté procurent, engendrent, s'ils n'inspirent pas du Dégoût et de la Répugnance, sont les révélateurs les plus frappants, les plus certains, des Déviations de l'Âme, de toute l'étendue de la Corruption des Esprits ! Lorsque les somnambules, les inconscients, les insouciants, les malfaisants et les irresponsables croient s'éveiller, ils ne voient en réalité que le monde irréel de leurs propres divagations, que la vraisemblance de leurs illusions, que le jeu dramatique de leurs absurdes imaginations, et ils ne se doutent pas même que leur existence est gâchée, achêvée, si ce n'est perdue, du point de vue de leur propre Humanité personnelle, ils ne conçoivent pas combien leur existence est vaine, ils ne soupçonnent pas combien, le dépit, l'impuissance, la haine, l'amertume, la frustration et le ressentiment, trouvent dans leurs consciences faibles, amoindries et diminuées, des raisons de se satisfaire et de s'envenimer jusqu'à la plus totale dégradation. La Conscience Endormie, si ce n'est volontairement Malfaisante, est une épée de Damoclés qui de par son propre Venin, obtient toujours la Récompense et le Tribut qui sont à la hauteur de son Absence de Mérites. Elle est inutile la Rédemption lorsque le Mal a pénétré jusqu'aux confins de l'âme humaine; il ne reste pour les dévôts plus qu'à prier que Dieu existe, et surtout qu'il puisse exister pour les Âmes déchûes, pour les Âmes perdues, Damnées ! Le Bien, évidemment, est par Principe, et en lui-même, sa propre Récompense, le Mal, sa propre Punition; il n'est jamais trop tard peut-être, pour découvrir Saint Augustin, Thomas, Luther et quelques autres...
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Car le Spectacle, la Valorisation, de la Bassesse, de l'Indignité, de l'Ignominie, ne sauraient promouvoir l'Ennoblissement des Consciences, l'Ennoblissement des Esprits, il suggère au contraire leur Affaiblissement et leur Abaissement, voire permet, légitime, leur Dénaturation et leur Dépravation. Quand bien même la Transformation Cathartique de nos émotions négatives rend Nécessaire la Sublimation du Réel, l'élévation de la Conscience pour autant qu'elle le puisse, il n'y a que les Beaux, les Bons Exemples, et les Dignes Modèles, qui sont susceptibles d'ennoblir, d'enrichir, d'élever, l'Âme et l'Esprit Humain, qui rendent nécessaires le Perfectionnement de la Conscience, et qui puissent élever les Représentations, les Subjectivités, jusqu'à la Conscience et la Connaissance, du Beau, du Vrai, du Bon, du Bien, du Juste.
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En effet, la Conscience Authentique et la Véritable Raison, ne se réalisent, ne s'accomplissent, ne se réjouissent, ne s'honorent elles-mêmes en elles-mêmes, qu'au contact de Représentations Elevées, Supérieures, Universelles, Sublimes, et que dans la Rencontre, dans la Reconnaissance, d'une Humanité Réciproque et pleinement Constituée, Consciente d'elle-même, Pleinement éveillée; Accomplie, Effective, Réalisée. C'est dire combien en Occident, et en l'occurence en Europe, nous n'avons pas besoin du Réchauffement de la Terre, de répercussions climatiques, pour que le Désert se propage et que le Sommeil nous ensevelisse...
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La Véritable Humanité est une Education, Librement consentie ou non, une Education du Jugement, et une Education du Goût, de la Conscience de Soi et de la Conscience Morale, qui toujours persévère, toujours se continue, qui s'actualise au jour le jour au gré de l'Intériorité et de la Conscience Morale. La Plénitude de la Conscience Vraie, non obscurcie, l'Excellence de la Véritable Raison, la Générosité et la Magnificence de la Sensibilité non déviée, qui n'est nullement de la faiblesse, de la vaniteuse sensiblerie, le Sublime d'une Humanité qui n'est pas en elle-même, Dépravée, Dégradée, Corrompue, voilà qui rend les Êtres, distincts et inégaux entre-eux, différents ou semblables les uns des autres.
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Du point de vue de leur Naissance Tous les Êtres Humains n'en demeurent pas moins des égaux, et du point de vue de leur existence, ils n'en demeurent pas moins Tous autant qu'ils sont, Tous autant que Nous sommes, Dignes de Droits, Dignes d'Egalité en Droits, mais l'Humanité Véritable, une Authentique Humanité, la Présence à Soi, à Autrui, de son Être Authentique, la Densité, la Consistance, d'une Véritable Individualité, n'est qu'une question de Plénitude de l'Identité, n'est qu'une question d'Humanisation de l'Individu, n'est en réalité qu'affaire de Degrés de Conscience, d'élévation de la Conscience, d'Ennoblissement de l'Esprit, de Véritable Dignité.
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Or l'Inestimable n'a pas de Prix, et le dernier de ses soucis est effectivement, d'Avoir ou de Paraître... Son unique Exigence et sa seule Priorité n'est que de Vivre et d'Être ! Welcome, Bienvenue, to the Brave New World, dans un Monde Meilleur: d'une Humanité Nécessaire ! Et toutes mes Condoléances désolées, à tous ceux chez qui la Vie de l'Esprit n'a pas la moindre Autonomie ni la moindre Efficience, tous ceux chez qui le Sens Moral et l'Humanisation, n'est rien qu'une Parrure, un Leurre, un Masque; voire même une Fonction !

Monday, August 29, 2005

Multiculturalisme et Cosmopolitisme

Musique: The Doors. Dimanche ensoleillé de la Saint Augustin. J'étais hier de tout coeur malgré mon absence avêrée, pour cause de répit, de repos, de Vacances, par l'âme et par l'esprit, avec les Sans-Papiers de Paris pour leur rassemblement annuel et emblématique du mois d'août, qui chaque année part de la Place de la République pour se rendre à l'Eglise Saint-Bernard. Certainement que je serai à celle qui est prévue pour le 7 Octobre prochain. Une Manifestation des Sans-Papiers dont bien évidemment je ne trouve pas le moindre écho dans aucun des journaux que j'ai lu ce matin. Le paradoxe de La France, c'est d'avoir en son propre sein, une multitude d'Individus qui se moquent éperdumment des Vertus, des Mérites, des Obligations, de la Démocratie et de la République, sont parvenus à y inscrire et à y implanter leurs moeurs, leurs traditions et leurs coûtumes, leurs propres lois et leurs aberrations parfois, pour y désintégrer dans l'ombre ou bien ouvertement, le peu de ce qu'il nous reste d'Appartenance et d'Identité Nationale, pendant que d'autres désirent éperdumment, sincèrement, et c'est infiniment compréhensible et légitime, s'y installer, y être heureux, dans l'honnêteté, le mérite, le respect et la transparence...
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Or la France est de fond en comble contaminée par cette insidieuse Maladie de l'Esprit qui condamne tout Réalisme, et s'oppose au Progrés, au Développement et à l'Evolution, au Cosmopolitisme et à l'Universalité. A la France d'aujourd'hui on ne peut associer aucun lyrisme, car le problème est trop sérieux, la Réalité trop sordide, et la France trop pitoyable, trop misérabiliste. N'avoir plus pour Repères que des mots vidés de leur Sens, n'avoir pour Idéaux que des répliques et des postures dignes d'un scandaleux théâtre, n'avoir plus pour Réalité et pour perspectives que l'Exclusion, l'Isolement, la Perdition, la Faim et la Misère, n'avoir pour solutions que l'Endettement, la Survie, l'Impuissance, la Dépravation, la Folie et la Désespérance, étiole considérablement chez nombre d'entre-nous, l'Affirmation de Soi, la Combattivité, la Créativité, le Civisme, la Bienveillance, la Citoyenneté, et essouffle la Volonté de ce qu'elle aurait pu à l'origine, produire de bon et de meilleur. Or sans encadrements, sans discipline, sans soutien, sans compréhension, sans entraide, il est fort rare que l'Individu, lorsqu'il ne relève plus que de lui-même, songe à l'Intérêt Général plutôt qu'à son propre intérêt... On ne construit pas en effet, l'Efficacité, l'Excellence, sur de la Souffrance et du Vide, sur de l'Insensé, du Néant, de l'Indignité, de l'Absurde ! Si l'Absurde fait Sens, pourquoi se déranger ? Si l'Injustice est avêrée, peut-on espérer la Justice ? Le Retard à combler en matière de Pensée, d'Avant-garde, de Renouveau et de Prospérité, est si décourageant qu'il donne envie de fuir et d'oublier ce que nous sommes ! Or pour nos Sans-Papiers, c'est exactement le contraire: les Pays d'où ils viennent leur donnent par comparaison, le sentiment que la France et l'Europe sont des Eldorados... Ils ne se doutent pas encore, qu'ici le Cauchemar est autre, qu'il est tout autant Bureaucratisé, Médiatisé, qu'Institutionnalisé. N'importe quel feuilleton américain témoigne de plus de Vérité, de Lucidité, de Conscience, que le moindre de nos honteux téléfilms français parce que notre Conception de la Vérité, a sombré dans un angélisme devenu si sournois, si atrocement décalé, qu'il en devient honteux de vivre ici et de persévérer à se souvenir de la France. Si les Etats-Unis sont bien évidemment la Cristallisation de cette Hégémonie du Pire qu'il puisse nous arriver, il n'en demeure pas moins que nous n'en sommes nous encore qu'au Métissage quand eux en sont déjà, au Cosmopolitisme et au Multiculturalisme... Courage, fuyons ?
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En effet, si le Multiculturalisme doit consister en un Colonialisme inversé, en une implantation qui au lieu de s'assimiler, nous désagrège de l'intérieur, désintègre la République, déjà fortement en péril et de son propre fait, de par sa propre Dénaturation, autant demander l'Asile Politique à des Etats de Droits qui eux ne bafouent pas les nôtres ! Seule la Reconnaissance des multiples identités culturelles compatibles avec la Démocratie et ce qu'il nous reste de la République sont recommandables, acceptables; le débat est hors de propos. A plus forte raison sous prétexte de Tolérance, d'Humanité, voire d'Humanisme dévoyé... Qui voudrait de cet Humanisme béat, sordide, qui confond Entraide Naturelle, Assistance, Fraternité et Solidarité avec Condescendance, Bonne Conscience et Bienpensance, Charité et Pitié ? Une dimension Contractualiste honorable, est à inventer et s'impose tout autant qu'une Refondation de la République, qu'une profonde Restauration et Restructuration de la France.
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Ce n'est pas tant la Diversité qui pose problème, d'autant plus qu'il serait souhaitable qu'elle soit, et pour nous tous, un profond enrichissement, une complétude extraordinaire, mais ce qui pose problème c'est la volonté d'assimilation ou de dissolution, la volonté d'appartenance à des normes communes, acceptables, la volonté de socialisation des subjectivités, et la diversité des attitudes, des comportements, des croyances et des moeurs, quelquefois d'un autre âge, qui à nous nous tirent encore plus vers le bas, nous ramènent en arrière, et qui fragilisent nos propres avancées sociales, culturelles, religieuses, politiques...
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La cause de ce Racisme ambiant qui chez les " vrais " Français ne cesse de s'accroître tant ils ont l'impression de ne compter pour rien dans leur propre pays, la cause de ce Racisme grandissant, y compris à l'égard de Nos " Français " nés de l'Immigration, c'est-à-dire d'origine étrangère, c'est qu'ils peuvent de moins en moins se reconnaître comme Semblables, d'autant plus que nombre d'entre-eux ne semblent n'être là que pour s'enfoncer dans la délinquance, pour repeupler la France, implanter leurs croyances, profiter d'un système déjà en décomposition...
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Un Pays qui n'a pas même Conscience de sa propre Misère, y compris Intellectuelle, qui n'a pas Connaissance de son propre Malheur, qui fait si peu d'efforts pour les réduire et les contrecarrer, peut-il avoir pour Vocation de réduire la Misère du Monde ? Un tel pays peut-il avoir pour Volonté, le Désir d'insuffler ça et là un Humanisme et une Humanité dont il est en réalité, profondément Indigne ?
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Comment vouloir constituer l'Europe, si la France elle-même, et toutes les Nations Européennes, ne sont pas en elles-mêmes, déjà constituées, et si la Désunion, la Dissociation, la Dissolution, en réalité les caractérise ? Comment le Peuple Français aimerait-il l'Europe, voudrait-il vouloir la Constituer, s'il n'a même plus d'Estime, d'Admiration, d'Amour et de Confiance, pour son propre Pays ? Les Parlementaires de tous bords, gagneraient en Intelligence et en Sobriété, s'ils faisaient ne serait-ce qu'un mois, un stage dans la Vraie Vie, avec un RMI, un SMIC ou une Allocation quelconque... Ou dans la peau d'un Sans-Papiers...

Sunday, August 28, 2005

Le Principe de Réalité

De même que l'Amour n'a pas de Raisons d'Être si l'Être Aimé est dépourvu des Qualités requises susceptibles de le rendre Aimable, Estimable et Inestimable à nos propres yeux, il n'est en réalité de Nation que naturellement consentie, que volontairement choisie, admise et désirée, et qu'autant qu'il y ait une Communauté de Sens, une Mémoire Commune, une remarquable Fraternité, l'inébranlable Légitimation d'un Corpus de Valeurs, de Principes et d'Idéaux communs, à faire valoir, à respecter, à connaître, à comprendre et à honorer. Dixit Renan dans Qu'est-ce qu'une Nation ? au XIXème siècle: " La Nation est une âme, un principe spirituel ", qui suppose " un consentement ", qui " suppose un passé "; précisément parce que " l'Existence d'une Nation est un plébiscite de tous les jours "...
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En vérité, il n'est d'Aliénation que consentie, de Soumission, de Servitude, qu'approuvée, de Détérioration et de Dépravation qu'admises, si ce n'est volontairement désirées, et de là acceptées, complaisantes, complices... Ce qui différencie principalement les êtres, c'est cette Volonté Bonne ou Mauvaise qui les anime ou les éteint, cette Force ou cette Faiblesse qui les déterminent en eux-mêmes et qui définit leur Tempérament. Que toutes les Subjectivités ne se vâlent pas, c'est l'évidence même ! Or toutes les subjectivités tirent évidemment leur Substrat, leur Personnalité, de la Densité, de la Profondeur, de la Consistance, de la Conscience de Soi, de leur Expérience du Monde, de leur Confrontation aux relations sociales, au Réel, à l'Adversité... Que seule l'Identité Personnelle, plus ou moins structurée, plus ou moins fragmentée, et plus ou moins claire ou confuse, honnête ou malhonnête, consciente ou endormie, donne toute sa Puissance, toute sa Valeur et toute son Excellence à l'Intériorité, et toute sa Force au Jugement, valide ou invalide la Subjectivité et définisse la Valeur d'une Véritable Personne, c'est-à-dire d'une Véritable Individualité, en lui donnant tout à la fois, Incarnation, Vie, Sens et Style, voilà ce qui différencie les Êtres entre eux, nous distingue les uns des autres...
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Or depuis que le Sentiment National s'est évaporé, depuis que s'effondre La République et que Chacun pour soi n'agit rien qu'à sa guise dans son propre intérêt, la Dépravation de la Liberté et la Déchéance du Lien Social, la Perdition et la Dégradation des Relations Humaines, des Echanges Sociaux, posent le problème Fondamental de la Validité et de la Légitimation de la République elle-même au coeur d'une Nation Fantôche...
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Dixit Rousseau dans son Contrat Social pour qui l'Homme bien que né Libre, " partout est dans les fers... ". Il va de soi que la Conception Moderne du Politique n'était pas d'instaurer pour tous, la Sujétion, la Servitude, pour pouvoir s'assurer la Préservation de l'Ordre Social, ni de promouvoir la Servilité, la Bassesse et la Soumission pour préserver la Cohésion et le Contrôle des Individus et des masses. Favoriser, valoriser, permettre, l'Aliénation, la Dépendance, l'Isolement, la Perdition, le Rejet, l'Exclusion, rendre légitime l'Iniquité, faire grandir et accroître les Inégalités au lieu de les réduire, permettre la Désespérance, honorer de mille faveurs, les timorés, les faibles et les médiocres, faire de l'Infantilisation, de l'Imposture, de la Corruption, de l'Indécence et de l'Incompétence, la Norme de la Dignité; voilà qui nous condamne à une République infiniment Dénaturée. A un simulacre de République...
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Si l'on sait que La République a la Vertu pour Idéal, et la Force et le Sens Moral pour Attributs, le Progrés, la Justice et l'Education, pour Destination, la Cohésion et l'Unité pour perspective, il reste à démontrer que les Républiques d'aujourd'hui, souscrivent en elles-mêmes aux Exigences et aux Nécessités qui doivent être en réalité les leurs ! Car la République ne peut, se concevoir et se penser, que dans la perspective de l'élaboration d'une Société que la Conscience de Soi recouvre, enveloppe, que la Conscience Morale étreint, que la Bonne Volonté anime, que la Droiture du Jugement inspire, que guide les Intérêts, les Idéaux, de la Véritable Raison qui jamais n'est économique, mais toujours Libre, Digne, Universaliste et Universelle.
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Or bien évidemment, La République n'a pas pour Vocation ni pour Destination, de défendre et de promouvoir des cultures particularistes, ni pour prérogative, d'intégrer les doléances, les caprices et les vanités, des uns, des autres, pas plus que sa Priorité n'est de valoriser le souci exclusif de soi, la revendication de toutes sortes de discriminations et de privilèges. La République n'a pas effectivement pour fondements la volonté de permettre, d'autoriser, la promotion, la valorisation, de la recherche individuelle, individualiste, du bonheur personnel, privé, à plus forte raison quand pour se faire il désintègre l'Espace Public, et s'accomplit, se réalise, au détriment du Bien Commun, de l'Harmonie et du Bonheur de Tous.
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De là il apparaît que la Refondation de la République, ne rend pas encore Légitime son élaboration Constitutionnelle, mais rend bel et bien Nécessaire la Réappropriation de l'Espace Public dans l'Intérêt de Tous et de Chacun, dans la perspective du Bien Commun et de l'Egalité de Tous, dans l'optique de l'Adhésion à des Valeurs Communes et non vides de Sens et ô combien, dans la Réalité, dénuées d'Effectivité. Si l'Espace Public n'a plus pour Exigences, l'Intérêt Général, mais seulement des intérêts privés, particuliers, si l'Espace Public n'a pas pour Direction le Bien Commun et le Bonheur de Tous, s'il n'a pas pour Souci, pour Exigence, la Préservation de l'Ordre Social, l'Evolution et la Progression de la Société, l'Humanisation des uns et des autres, s'il n'a pas pour visée, la Modernisation de nos Institutions et de notre Pays, que nous reste-t-il en réalité, de la République ?

Wednesday, August 24, 2005

De la Médiocratie comme Concept

Le Bien Commun, l'Intérêt Général, c'est-à-dire l'Intérêt que nous aurions tous à nous accorder les uns et les autres, l'Unité, l'Harmonie, nécessairement souhaitables, la Cohésion et la Concorde qui doivent naturellement en dériver: où sont-ils désormais ? En quoi peuvent-ils consister ? La République et la Nation entendues, comme une et indivisible... Où sont-elles Incarnées ? Quels sont les Principes Directeurs, Supérieurs, Souverains, sensés nous unir, nous relier, susceptibles de réglementer la Vie en Commun et susceptibles d'organiser ce Bonheur que nous aurions à vivre ensemble ? N'avoir pour Directions, pour Perspectives, que son propre intérêt, que sa propre communauté, son clan ou sa tribu, et n'avoir pour Vision, Avenir, que son propre égoïsme, cohabiter les uns, les autres, sans Buts et Idéaux Communs, sans Aspirations élevées sinon par rhétorique et par habileté, juste en se supportant bon gré, mal gré, les uns, les autres, tout en veillant à assouvir ses propres privilèges en détournant à son profit tous les avantages et tous les bienfaits de la République sans en assumer les prérogatives, les Devoirs, les Obligations, constituer, laisser proliférer, des îlots de Pouvoir, des Etats de Droit dans l'Etat de Droit, des Territoires d'Hostilité, de Puissance, de Haine et d'Ignorance, le péril à venir, vu la faiblesse et la souffrance de nombre d'Individualités, est partout perceptible. Où est-il " Le Pacte Social " ? On appelle aujourd'hui " Audimat ", ce que tantôt l'on dénommait " Volonté Générale "... On appelera demain: République, ces tyrannies, ces despotismes, qui se terrent et s'activent au sein même de la République. Où est-elle l'Egalité ? Où apparaît-elle la Fraternité ? Quant à la Liberté, s'il ne s'agit plus que de celle qui s'acquiert et s'obtient au détriment de celle des autres, peut-on l'appeler " Liberté " au sens le plus Noble du terme ? Article IV de 1789: " La Liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ". Autrui certainement, est Mort, ou en phase de destruction, d'annihilation ou de putréfaction. Chacun exclusivement pour Soi, les Siens, et qu'importe les Autres. Qu'on ne s'étonne pas de la transformation des êtres en bêtes et des individus en choses, la Médiocratie y pourvoie et La République sommeille.

Maison Blanche


Ci-joint ma fresque de l'été, bientôt terminée, sur ma Cabane à Maison Blanche prés de Cassis. Et ci-dessous: l'Oeuvre finale laborieusement terminée sous le merveilleux soleil de Mercredi 24/08, entre deux sauts dans la piscine et deux séances de bronzage...

Friday, August 19, 2005

Marseille: Champions du Monde !

Vu hier matin en Live, devant moi, un jeune homme se baisser pour ramasser un tout petit morceau de pain qui traînait là sur le bitûme ensoleillé de notre Canebière, le porter à sa bouche et quasiment le dévorer... C'est ce genre de spectacle-là, Intemporel, Réel, qui illustre douloureusement combien Le Politique a renoncé à servir la Cause des Gens, combien ils se sont éloignés des Besoins les plus immédiats, des Questions les plus essentielles et des Nécessités les plus fondamentales, combien ils ignorent la Réalité, la Quotidienneté, la Souffrance de tous les jours, combien ils se moquent en définitive, de l'Essence du Politique, de la Dignité minimale à pourvoir, combien pour eux le Destin des Gens ordinaires, est un mystère et une étrangeté. Or le pire des Maux en effet, est la Démoralisation du Peuple. Du Peuple il nous faut prendre soin. Contribuer, participer, à la Dépravation de ce qui constitue la Condition Humaine et se lamenter vainement sur la Dissolution de la Nation et la Désintégration de la République, en tenant le Peuple pour Responsable des aberrations qu'il commet, des méfaits auxquels on le pousse, ne rien savoir de la Dramatique Difficulté de nombre d'entre-nous pour survivre financièrement, pour réussir à s'assurer une existence, Digne, tout ignorer, ne rien connaître, de la Réalité du Peuple, et sous-estimer son Courage et son Intelligence: les Politiques de tous bords ne peuvent mesurer combien le Peuple les méprise ! Car la Rupture est consommée, le Divorce phénoménal ! Des êtres humains déracinés, atomisés, dont le dernier souci est effectivement, le Bien Commun, l'Intérêt Général, la Préservation de l'Ordre Social: voilà l'unique Réalité. Dixit Danton: " Le Pain, l'Education "... De la Dignité dont chacun a Droit, il n'est plus guère question...
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Dixit 1793: " Le but de toute société est le bonheur commun ". Où est-il le bonheur commun ? Tous ou Aucun. En aucun cas: Certains plutôt que d'Autres... " Vivre Libre ou Mourir " : l'An Ier de la Révolution Française de 1792-1793, dont la Constitution n'est jamais entrée en vigueur, proclamait solennellement: " La Liberté, l'Egalité, la Fraternité ou la Mort "... Ils sont morts, enterrés, les Principes du Monde Libre ! Ils ont sombré dans l'Amnésie... La Promotion des Nèfles et des Navets... Tout cela n'a que trop duré. Il est inutile d'espérer transformer des Valets en Maîtres ! Les Marionnettes amusent un temps, nous divertissent à peu de frais, mais la Difformité ne persévère que tant qu'aucun obstacle ne surgisse pour la redresser ! Cette cohésion de façade, cette fausse harmonie, cette concorde imaginaire, tous ces murs de papiers, et tous ces êtres qui Humainement ne vâlent rien ou pas grand chose, tout ce théâtre d'Illusions, d'Apparences, de Convenances, porte en son propre sein, sa propre décomposition. Le Peuple a soif, a faim, de Vérité, et non de Vraisemblance !

Thursday, August 11, 2005

La Société du Ready-Made

Tahar Ben Jelloun, dans le Libération du 10 Août 2005, N°7543, p. 29, qui décide de " donner tort " à Spinoza ! De mieux en mieux ! Encore eut-il fallu que Tahar Ben Jelloun sache, apprenne, qu'il étudie, qu'il connaisse ou qu'il puisse comprendre la Pensée de Spinoza, pour se permettre de ne pas le sâlir en le citant sans rien connaître de toute l'étendue, de toute la portée, de la phrase qu'il cite pour étayer ses lieux communs: " Tout être tend à persévérer dans son être "... Sans commentaires sinon celui de François Rabelais, qui devrait embellir toutes les écoles de France tant le précepte est démodé: " Science sans Conscience n'est que Ruine de l'Âme "...
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Musique, Ryuichi Sakamoto, 1989, l'Album qui s'intitule " Beauty ". A partir de l'article de Georges Steiner, du Monde de l'Education, Juillet-Août 2005, n°338, à propos de la relation maîtres-élèves.
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Dixit Georges Steiner: " L'Enseignement médiocre, la routine pédagogique, un style d'instruction qui, délibérement ou non, vise avec cynisme des objectifs simplement utilitaires sont ruineux. Ils extirpent l'espoir à la racine. Le mauvais enseignement est, presque littéralement meurtrier. (...) En vérité, nous le savons, la majorité de ceux à qui nous confions nos enfants dans l'enseignement secondaire, auprés de qui nous cherchons un guide et un exemple au sein de l'Université, sont plus ou moins d'aimables fossoyeurs "; quand il ne s'agit pas comme l'évoque Georges Steiner, de " pédagogues frustrés ", " animés d'une médiocrité peut-être inconsciemment vengeresse "...
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Toute l'élégance et la délicatesse de Georges Steiner résident toutes entières dans l'emploi de ce terme " d'inconsciemment "... Si le Club de Télérama et de la Camif n'a pas de Conscience, si tous ceux qui font profession d'Enseigner, de Transmettre, ne sont pas à la hauteur des Exigences de la Conscience, qu'ils changent de métier: ils commettront moins de massacres ! D'autant plus que la Vocation véritable pour la Pédagogie réclame un peu plus que ce formatage de Larbins auquels nombre d'entre-eux se soumettent et se plient avec reptation et délectation. Peut-on être un Bon Professeur sans l'ombre d'une Vocation véritable ? Combien sont-ils tous ceux qui pour échapper au chômage, ont trouvé à l'Education Nationale de quoi s'assurer une respectabilité, une honorabilité de façade, si ce n'est pour les cas d'incompétence extrême, la glorification de leur vaine existence ? Comme partout actuellement, à tous les niveaux de la Société, les éducateurs et les formateurs portent tout autant que l'Etat depuis 30 ans, la Responsabilité de l'Education d'aujourd'hui. Car comment pourrait-on insuffler de l'Esprit Critique si soi-même l'on en est dépourvu ? Comment Former des Esprits Libres et des Consciences Fermes, prétendre à Instruire de l'Universel, sans être soi-même un Exemple, un Modèle, sans être un Esprit Bien Formé ? On mesure l'Education aux Vertus des Educateurs. Que l'on s'interroge de nos jours, sur les Véritables Talents, sur les Mérites Réels, sur les Authentiques Vertus, et toute une part odieuse de la Société d'aujourd'hui, s'effondre définitivement.
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Pour que nous puissions retrouver à plus ou moins long terme, de l'Art, de la Pensée, de la Philosophie et de la Spiritualité, de l'Education, de la Politique, il faudra plus qu'un Tsunami tant la Conscience ici est molle et morte, tant la Conscience est appauvrie et en décrépitude ! Ce n'est pas une Renaissance qui s'impose en Europe, c'est une Prise de Conscience et une Epuration -n'ayons pas peur des mots!-, une saine et vraie Régénération, une belle et vraie Régénérescence, qui mette au placard les Indignes de tous les âges, les imbéciles, les imposteurs et les illusionnistes; à tous les niveaux de la Société... Ainsi le Sens aura du Sens et plus seulement du Paraître. Tout comme on ne négocie pas avec le Mal, il est hors de question de se mêler à cette Arêne de prostitués, de rampants, de sans-âmes, d'effeminés, qui s'imaginent que leur Subjectivité dévoyée pourrait avoir quelque Valeur aux yeux de la Raison et de l'Universel !
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Le Peuple est Souverain. Le Peuple a bien plus de Lumières, de Courage et d'Intelligence qu'on ne le croit en France. " Le Bon Sens est la Chose du monde la mieux partagée " écrit Descartes à juste titre. Comment dénué de Bon Sens, de la Sagesse minimale qui anime le commun des mortels si son Jugement et son Identité sont claires, pourrait-on aspirer à la moindre parcelle de Vérité et d'Authenticité ? Ils ne sont que trop les Pantins ! Combien de temps encore devront-ils incarner, imposer et nous proposer, la Honte du Déclin dont ils sont responsables ? " Aux oubliettes ! " et " Aux Lions ! "; nostalgie de l'Empire, combien je me délecterai que le Sérieux, l'Intelligence et l'Efficacité, redeviennent en Europe, une Priorité !

Tuesday, August 09, 2005

Zeus be with Us

Le Monde Diplomatique d'Août 2005, n°617, p.23, à partir de l'Article de Alain Accardo qui s'intitule " Un appel à résister: Karl Kraus, contre l'empire de la bêtise ". Musique: B.O de Requiem for a Dream by Clint Mansell.
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La réflexion critique de Karl Kraus (1874-1936), Karl Kraus dont les Ecrits s'inscrivent dans le contexte de la montée du nazisme en Allemagne et en Autriche, s'attache à dénoncer l'imposture de la pensée de la société de son temps, l'aveuglement et la complaisance de son époque, " les manifestations et les incarnations concrètes de la bêtise " de la société à laquelle il appartient, y compris celle, " intéressée ", complice, de la soit-disant élite intellectuelle d'alors... Karl Kraus, dans sa dénonciation de l'imposture et de la démagogie de son temps, est d'autant plus intéressant et actuel, qu'il nous éclaire sur la Lobotomie de Notre Temps à Nous. C'est précisément le problème... Or ce sont les Démocraties Libérales dans l'entre-deux-guerres, qui ont permis, nous le savons, l'avènement, l'hégémonie et la suprématie sereine, du nazisme en Europe...
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Quelle Victoire pour le fascisme ! Quelle Victoire pour le nazisme ! Leur persévérance actuelle sous des dehors plus tolérants, plus acceptables, plus pernicieux et plus civilisés, ont bien de beaux jours devant eux...
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Dixit Karl Kraus: " Ce qui rendait ce délire irrésistible dans l'Allemagne des années 1930, c'est que les nazis étaient passés maîtres dans l'art de soumettre l'intellect aux affects, de rationaliser des émotions viscérales, de " faire passer la bêtise, qui a remplacé la raison, pour de la raison "; ce qui pour Jacques Bouveresse, " a eu pour résultat de faire perdre tout sens de la réalité, aussi bien naturelle que morale "...
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Nous n'avons effectivement de nos jours, plus besoin des guerres d'antan ni même besoin de la tutelle des nazis pour nous réclamer indirectement de leurs moeurs, ni pour enfanter, sublimer, par nous-mêmes, de semblables dérives, de semblables penchants, puisque le Monde d'aujourd'hui, se pare, s'embellit, des mêmes ornements, des mêmes simulacres, des mêmes artifices et des mêmes stigmates, et c'est cela qui rend la Pensée de Karl Kraus infiniment indispensable, ce constat en particulier: l'incapacité de son temps à analyser rationnellement la réalité, et de là l'incapacité d'en tirer toutes les conséquences à la lumière de la Saine Raison.
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Selon Karl Kraus, l'analyse des processus d'abrutissement qui permettent " l'évacuation de la réflexion critique et la réduction du langage au boniment publicitaire ", l'appauvrissement intellectuel qui en résulte, ne peuvent que provoquer la démission de l'entendement en face de certaines situations réelles. De même, en ce qui concerne la Liberté de la presse, Liberté qui n'est jamais que celle en effet, " des industriels qui possèdent la presse ", en ce qui concerne par ailleurs, l'usage que la presse en particulier fait du langage, il apparaît selon Kraus, que " la déformation du sens et de la valeur " provient de la façon " dont sont vidés et déshonorés tout concept et tout contenu "... " Le discours public ne servant plus qu'à masquer le vide de la pensée et à habiller d'une apparence de bon sens le déni de toute logique rationnelle ", le discours public ne servant en réalité qu'à " rendre admirables et honorables, des actes ou des idées ignobles ou méprisables ", le langage de ce point de vue, dans cette perspective, n'est plus dés lors que " le véhicule d'une manipulation démagogique et un instrument de domination parmi tant d'autres "...
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Comment du Vide et du Néant, pourrait-on produire autre chose que de l'Absurde, du Superficiel et de l'Insensé ? Que Rien ne naît de Rien, c'est l'évidence même ! C'est la gloire de notre époque que de nous proposer, que de nous imposer, avec tolérance et vertu, avec intelligence et sensibilité, sous les auspices du bon droit et de la dignité, de nouveaux Totalitarismes, édulcorés, acidulés, souples, propres, sereins, souriants, adoucis, habillés, maquillés, et à bien peu de frais, de Bienpensance et de Bonne Conscience, psychologisés à l'extrême, complices, complaisants, infiniment contents et satisfaits d'eux-mêmes... Voilà la Raison d'aujourd'hui... Et ils sont légion ses dévôts, ils sont innombrables ses émissaires... Tout cela en réalité, au regard de la Saine et Droite Raison, n'est que pure Abjection, Perversion de l'Intelligence et de la Sensibilité... Comment des esprits déréglés, des sensibilités déviées, des consciences obscurcies, pourraient-elles avoir en elles-mêmes, un iota de Lucidité et une once de Clairvoyance ?
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La Difficulté d'Aujourd'hui, c'est précisément que la Saine Raison, que la Droite Raison, n'a pas la moindre Raison d'Être, sinon en Imaginations, et qu'ils appellent Raison ici, à tous les niveaux de la Société, tout ce qui justifie, tout ce qui légitime, honore, leurs visées libérales, vénales et utilitaristes, leur sublime besoin, de domination, de contrôle et de reconnaissance, leur soif inassouvie et insatiable, de pouvoir, de savoir, de démagogie et de propagande, besoin qui va évidemment de pair avec leur appétit de soumission, de servitude et leur appétence pour la faiblesse...
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Or la Saine Raison, la Droite et Sage et Vraie Raison, qui n'est que Détermination, Courage, Honneur et Dignité, n'a que trop déserté, et depuis bien longtemps, les Médias, la Culture, les Universités et les Institutions, la Raison en réalité, ici n'est que trop rare, et c'est précisément cela, qui de ce fait, la rend Inestimable. Ses Conditions de Légitimité et les Conditions de son émergence et de son effectivité, devenant chaque jour, de moins en moins probables, vu l'endormissement et le somnambulisme en Occident, songeons d'ores et déjà à nous trouver au loin un hâvre de bonheur pour quand la fuite s'imposera !
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Pauvre Molière, Pauvre Descartes et Pauvre Bossuet, Pauvre Mirabeau et Pauvre Danton, Pauvres Montesquieu, Condorcet, Pauvre Diderot et Pauvre Voltaire, Pauvre Stendhal, Pauvre Chateaubriand, ils ne voudraient pas pour Patrie une Société devenue aussi Insignifiante ! Ils ne voudraient pas pour Nation, un Pays si peu éclairé ! Comment d'ailleurs une Médiocratie pourrait-elle même songer à procéder à l'Examen Réel de son absence de Conscience ? De son Absence de Raison ? A quoi bon même s'indigner ? De son Naufrage Spirituel, n'en parlons même pas: il eut fallu qu'il y ait de l'Esprit en France, et de l'Âme en Europe, pour pouvoir seulement, songer à l'évoquer...
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Quelle Bonheur, quelle Joie, en ce qui me concerne, de profiter si pleinement de mes Vacances ! Quelle Joie, quel Bonheur, que de se reposer du Monde, que de se nourrir de Soleil, en ayant seulement, pour priorité exclusive et pour unique souci, l'évolution de mon bronzage ! Un Dernier Appel à la Résistance ? La Réalité et la Vérité n'ayant que faire des imaginations et des divagations des uns, des autres, il va de soi que les Acteurs sont au complet, que les rôles sont distribués, les spectateurs et les figurants désignés, et que la Pièce se poursuit, comme depuis plus de X ans, en tenant compte éperdumment, passionnément, de la Valeur des uns, des autres...